CaliforniAntoane

07 janvier 2011

Poche gauche du jean
Poche droite du jean
Rien.
Poche arrière gauche du jean, poche arrière droite du jean
Encore rien.
Poche gauche du blouson rien; poche droite du blouson rien; poche gauche du haut du blouson et poche droite du haut du blouson toujours rien poche intérieur gauche du blouson rien poche intérieure droite du… ah nan il n‘y a pas de poche intérieure droite!
Rien.
Je recommence, j’ai peut être mal cherché.

Que dalle
Ca ne coute rien, et pis ca rassure: une autre.
Re-rien, re-que dalle.


De toutes évidences il n’était pas dans une poche!


Le stress se pointe. Il se pointe bien, même!!

Je ne pouvais pas!
Pas déjà!

Restent les bagages. Et un peu d’espoir.
J’arrive dans la chambre, je vide tout. Les sacs, la valise. La valise je ne l’ai pas ouverte depuis le départ de mon appart mais je l’ouvre quand même.
Encore et toujours rien.

J’ai pris l’avion à paris Charles de Gaulle. Je suis arrivé à Frankfort une heure après. Le temps de descendre, de me renseigner à droite à gauche, quelques conneries, j’arrive à l’hôtel. Et je constate que j’ai déjà paumé mon portefeuille!!!!
PUTAIN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
JE SUIS VRAIMENT TROP CON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Il n’est pas là!
J’ai beau fouiller partout, dans mes affaires et dans ma tête je ne trouve rien que dalle wallou bernique!
Alors c’est simple, montant du jackpot: carte d’identité, carte d’électeur, carte vitale, permis de conduire (sur la photo j’ai une tête de cul, ce n’est pas ce que je regretterai le plus), cartes de fidélités numéros de téléphone cartes de visite, chaine en argent (ben oui!), liste de blagues (bon ben ca va!!!) enfin bref, plein de trucs!
La seule « bonne » nouvelle, c’est que mon passeport- miracle gloire à toi - est dans ma poche arrière (la droite).

1_On_the_roof_1




2_Yosemite_park

3_Wild

4_Psilocyby_fall

5_l_incroyable_ascension

6_chez_Bobby_Upperpine

7_Le_saloon

8_Do_not_enter

8_On_the_roof_2

9_Haigh_Ashbury

10_Le_pick_up

11_On_the_roof_2

12_L_or_rouge

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16 avril 2009

Certaines choses sont des evidences mais ca fait plasir de les dire

La vache, le décalage horaire, ça cogne quand même!!!!!!!!!

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14 avril 2009

retouuuuuuuuur

ca y est c'est presque fini. Je repars demain à 8hOO du mat, 17hOO heure francaise.
snif
snif
snif

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09 avril 2009

A short story

m_preservatifs_22479

  Il se marrait bien! Il se marrait vachement en fait. L'épisode de H venait de commencer et déjà des sommets d'absurdité étaient atteins.
  Il se marrait aussi parce que les tentatives de rapprochements corporels entreprises depuis quelques jours par son room mate à l'égard d'une voisine semblaient porter ses fruits. Sous la mezzanine où il regardait sa série, ca emballait sec!
  Tout un feuilleton ces tentatives. Un coup t'es chaud un coup t'es froid. "Houla il a l'air de tirer la gueule il a du se faire rembarrer". "Tiens ce coup ci ca a l'air d'aller mieux." "Tiens il sort de sa chambre."
  Un feuilleton pensait-il. Pas des plus palpitant, loin de l'imagination sans bornes d'un "Plus belle la vie" ou autres "Santa Barbara" (ville toute proche) mais tout de même. On fait avec ce qu'on a.
  Par contre la question à laquelle il n'arrivait pas à trouver de réponse, pas plus que son pote, c'est pourquoi elle? Parce que non sans déconner il faut avoir envie. Sans mentir la première fois qu'il l'avait vue il a d'abord pensé que c'était un mec. Certes après, en regardant mieux il vit quand même que c'était une nana mais c'est dire sa carrure. Et pis un pif avec des marques zarbis, une impression de lourdeur etc. Elle avait beau avoir un type asiatique rien n'y changeait: selon ses critère ce n'était ni un canon ni une fille sympa. Car en plus elle lui paraissait prétentieuse, ne s'intéressant qu'à elle, voulant le monde à sa disposition. Le genre de fille à trop en faire pour montrer qu'elle est à l'aise mais qui ne l'est pas. Le genre de fille à gruger la place de tout le monde l'air de rien quand ils faisaient la queue pour la bouffe.

 Entre deux vannes de Sabri, il se demandait tout ca. Et continuait à se marrer.

 Pourtant ca commençait à chauffer  là-dessous, la soupe de langue mijotait bien comme il faut, à une douce ébullition, les draps bruissaient au contact des pieds gigotant et deux trois bricoles se trouvaient renversées de-ci delà. Rien de comparable avec un quelconque pécher originel mais ca sentait quand même vachement la pente qui y conduit. Du coup il commençait à avoir des scrupules à se plier de rire comme un bossu toutes les deux minutes et surtout ne voulait pas être témoin de plus que ce qu’il était déjà en train de vivre. « Ca suffa comme ci.»

 C’est donc en gentleman qu’il coupa sa série, martela bien le sol prêt de la descente pour bien annoncer « attention, rangez tout ce qui dépasse je descend », descendit de la mezzanine par l’échelle dans le sens inverse, c’est à dire de face, avec les barreaux et eux dans le dos, chose qu’il ne faisait jamais de peur de se casser la gueule mais il préférait toujours ca que de voir quoi que ce soit, arriva en bas très digne et traça son chemin  sans tenir compte une seule seconde de leur présence au pied de la dite échelle, le tout en portant une attention iiiiiiinconsidérée aux lézardes du plafond et s’en fut, magnifique, sans même leur jeter le moindre regard ni leur souhaiter bonne bourre !

 Et il alla se caler gentiment sur le toit de la maison, endroit magique pour sa vue dégagée sur la baie de San Francisco, et précieux pour la certitude quasi absolue de ne jamais y être emmerdé par qui que ce soit, à part un oiseau mouche, et encore on ne peut pas lui en vouloir, c’est pas de bol si la Création l’a affublé d’une telle voix de chiotte !

 Il réfléchit, pensa, philosopha, gambergea, glandouilla, rêvassa. Le tout pendant  trois bons quarts d’heure quand même. Puis il se dit qu’il n’a pas fait le creuvard, que là ils ont eu le temps de faire tout ce qu’ils voulaient, ils ont pu faire des rappels, des bis, des improvisations, tout ! C’est bon il va être l’heure d’aller se pager !

 C’est en arrivant devant la porte qu’il commença à craindre le pire : la lourde était grande ouverte, la lumière bien allumée, et les deux tourtereaux pudiquement enlacés, intégralement pas nus !

 « Dis moi pas qu’c’est pas vrai !!!! pensa-t-il. Dis moi pas que je viens de me faire chier trois quarts d’heure pour RIEN !!!!! Qu’je me suis cailler les noix pour peau de zob ! Mais qui m’a foutu des emmanchés pareil !!! »

 C’est en remontant l’échelle tout en  portant toujours une attention particulière au plafond qu’il se rendit compte que celui-ci était en bois. Et sur le moment il s’en foutait pas mal.

  Il éteignit l’ordinateur, se déshabilla et se coucha.

 Deux minutes plus tard la lumière, dont l’interrupteur était en bas, s’éteignit.

 Et là commença l’interrogation qui allait faire l’aller retour à toute vitesse entre ses deux hémisphères cérébraux :

 « Vont-ils baiser ?! Vont-ils oser ? Sont-ils trop pudiques ? Ils vont bien attendre que je m’endorme quand même. D’ailleurs, allez, dodo, tu dors, endors toi, vite, aller, si tu ne veux pas……… ……………? .………….…….??? ………….. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Nan.

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan.

Ah ben nan .

Pas déjà.

C’est pas vrai!

Ils m’attendaient ou quoi ???

Ca fait même pas deux minutes que je suis au pieu!!

Ah les sauvages !

Ah les ordures !

Ah les salopards !

Mais pourquoi je me suis barré si longtemps à votre avis ?

Même pas ils font semblant d’attendre que je fasse semblant de dormir ! MEME PAS !!!!!

Ah les sauvages !»

 

 Que pouvait-il faire ?

 Il s’enfoui au plus profond de son sac de couchage, veine tentative de faire barrage aux sons, s’efforça de penser à autres choses, essaya même de se boucher les oreilles, en sachant pertinemment qu’il ne tiendrait pas 3 minutes. Et puis il se dit que ce n’était pas si terrible, que ca arrive d’entendre des voisins, et qu’il n’en était pas mort. Il essaya de se rassurer. De se changer les idées. Il se rappela une voisine quand il était étudiant qui elle faisait carrément dans la sonorisation de quartier. Même des potes à lui habitant de l’autre coté de la rue au dernier étage l’entendaient quand elle laissait les fenêtres ouvertes !

 Mais il se disait aussi que dans ces cas là, ce sont certains bruits qu’il entendait. La fin. Le moment bruyant par excellence. Des cris en fait. Et pis ca durait pas 20 minutes non plus. Alors que là, il avait beau chercher ardemment, il n’y avait pas le moindre autre bruit ! Wallou !! Il participait donc à tout. Il savait ce qui se passait assez précisément, il pouvait imaginer les positions ou au moins en exclure certaines, selon s’il entendait ou pas des bruits de roulage de pelle. Il devinait qui chevauchait l’autre. Et pis cette image, horrible. L’association des bruitages aux visages des intéressés, et tout particulièrement celui de l’autre machine, là, qu’il pouvait si difficilement blairer.  Le genre de nana à faire semblant de ne pas faire de bruit mais qui en fait tout de même assez pour que l’entourage sache qu’elle s’amuse bien.  

 Il prit son mal en patience et attendit. En tachant de penser à ce qui lui passait par la tête, tout et n’importe quoi feront l’affaire. Attendre. Tout en suivant malgré tout l’avancement de l’opération.

 Qui se solda d’ailleurs par un franc succès des deux parties impliquées. Les vainqueurs se calmèrent et le champ de bataille redevint un simple plumard.

Ouf.

Ca n’avait pas été trop long, ca allait. Ca aurait pu être pire.  Il ne s’en sortait pas trop mal sur ce coup là. Il tenta donc de s’endormir mais peine perdue. Le sort, Aphrodite ou Marc Dorcel, au choix, semblaient ne pas l’entendre de cette oreille, oreille qu’il aurait volontiers prêtée d’ailleurs afin de plus rien entendre car un  petit échange d’amabilités s’organisait gentiment au niveau inferieur.

 Paroxysme du bruitage dégueu pour qui ne participe pas. Tout à base de salive !

 Peut être a-t-il espéré ce moment que dieu existe, afin de le soudoyer de le frapper de surdité ou tout simplement de frapper les deux autres pour qu’ils ferment leur mouilles et le laissent pioncer.

 Pourquoi n’a-t-il pas pensé à prendre le super casque de son pote, qui aurait isolé au moins en parti ses portugaises meurtries ?

Pourquoi n’arrive t-il pas à s’endormir en 1 minutes ?

 Quand tout prit fin pour de bon, il se dit que le lendemain soir, il pourrait faire tout le bordel qu’il voudrait.

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08 avril 2009

Marée basse

 

chope_de_biere_d

Je sors à l'instant d'un concert de jazz, interprété par le room mate de Sam et tout un ensemble, dans une salle sur le campus.
Programme composé essentiellement d'oeuvres d'Eric Dolphy que je ne connais jusqu'alors que de nom. Ce fut un bon moment.

Afin de ne pas me planter sur le lieu du rendez-vous defini avec Sam,le campus etant immense, nous sommes allé en repérage hier soir après le repas. Petite balade nocturne digestive du meilleur alloi me direz vous. Et vlà t'y pas que le Sam a une idée:"et si on allait se boire une bière", qu'il me fait.
  Moi aussitôt je lui rapelle les dangers de l'alcool sur l'organisme, la dépendance possible, l'état de manque, les crises de foi, la cyrose tout ca, et accepte evidemment la proposition!!! Il n'est pas né celui qui m'empechera de boire une bière, pensais-je.
  L'avenir nous dira que si. Il est né.
  Nous voilà donc parti vers le centre ville afin de dégotter un de ces établissements, débits de boissons locaux qu'ici l'on appelle "bar". Il faut dire déjà qu' il y a autant de burger aux States que de bistrots et bureau de tabac en France, et autant de bistrots et bureaux de tabac aux States que de Mc Do en France. C'est à dire quand même pas de masses.
  Bref nous avisons un de ces lieux, cité dans le Routard d'après Sam, où l'ambiance semblait des plus sympathique (en fait bon c'était un rade mais pour que ca ai plus de gueule j'en rajoute un peu koa). De toute facon, tant qu'il y a de la bière "on tap", en pression, le lieu ne peut paraitre que sympathique.
  Nous entrons.
  Nous nous dirigeons vers le comptoir afin de commander (oui ca s'appelle bar mais ca fonctionne comme un pub) et là!!! le drame!!! la revélation: je n'avais pas mon passeport sur moi. Ni aucune autre pièce d'identité.

  Parce que dans ce pays, on peut mourir sous les drapeaux à 18 ans et conduir à 16, mais on ne peut acheter d'alcool avant 21 ans. Et ce n'est pas comme la France ou les tenanciers n'en ont rien à secouer. Non non, ici, une loi, ca se respecte.
  Et pour etre sur que le gazier les a bien ses 21 berges, ils demandent une piece d'identité systématiquement à toute personne n'ayant pas l'air d'avoir fastoche 30 ans.

Pire.
  Avant de tailler vers le Yosemite, nous avons fait des grosses courses en supermarché. On rempli le cady, on passe à la caisse après avoir trainé à nous decider sur la marque de bière à acheter. Le caissier nous demande nos pièces d'identité que nous lui fournissons instantanement. Et il refuse. Sur mon passeport, dont la photo est très récente, demande express de l'ambassade, il n'y avait pas la couleur de mes yeux et de mes cheveux. De peur de perdre son emploie disait-il il a refusé de nous vendre la bière.
  Autre magasin, le type fait des siennes, chipote et tergiverse plus que le flic présent qui de toutes evidences n'en avait rien à secouer. Il a fini par accepter sur présentation de mon passeport, de ma carte d'identité et de mon permis de conduir. Il a refusé ma carte de fidélité chez Maxi Livre.

  Donc dans le bar, après avoir juré franchement, mais en francais bien sur, contre les lois débiles,  il a bien fallu que je me fasse à l'idée: no beer to night.
  Nous rentrâmes, penauts. Je sentais dans le regard de Sam du resentiment et de la déception, tel le chien qui n'a pas eu son nonos, Bigard qui n'a pas pu raconter de conneries à la radio, Abd Al Malik qui n'a pas pu dire que la guerre c'est moins bien que la paix. Il m'en voulait à coups sur. Et je ne le comprenais que trop bien.
  Plus jamais nous n'abordâmes le sujet,trop lourd, trop pesant.

  Celui donc qui m'aura empeché de boire une bière est bel et bien né. Il est peut être mort aussi, si c'est une vieille loi. En tout cas si c'est le cas, c'est bien fait pour lui!

  Par contre si vous voulez acheter des spaces cakes, y a un p'tit gars qui en vend sur le trotoir comme on vend des bracelets bresiliens.
  La santé publique est en de bonnes mains!

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